Prix du terrain à bâtir dans le Gers en 2026 : comparatif par secteur

24 juillet 2026par Michel Castera0

Prix du terrain à bâtir dans le Gers en 2026 : comparatif par secteur

 

Trouver un terrain à bâtir dans le Gers en 2026 relève d’un exercice bien plus subtil qu’il y a cinq ans.

Entre la pression foncière venue de la métropole toulousaine à l’est du département, la raréfaction des parcelles constructibles imposée par la loi Climat et Résilience, et un marché rural qui reste, secteur par secteur, l’un des plus abordables d’Occitanie, les écarts de prix atteignent parfois un rapport de un à sept d’une commune à l’autre.

Nous avons voulu, chez JBM Constructions, dresser un état des lieux précis et sourcé de ce marché, secteur par secteur, pour tous les porteurs de projet qui préparent une construction dans le Gers cette année.

Fondations d'une construction JBM Constructions dans le Gers

Cet article s’appuie sur les données les plus récentes disponibles en 2026 : bases notariales, DVF (Demandes de Valeurs Foncières) de la DGFiP, et observatoires spécialisés du foncier. Il répond à une question simple mais rarement traitée avec cette granularité : combien coûte réellement un terrain constructible selon que l’on cherche à Auch, à L’Isle-Jourdain, à Condom ou dans l’Armagnac ?

 

Un marché gersois contrasté, loin de la moyenne nationale

Le Gers reste, à l’échelle nationale, un département où le foncier constructible demeure accessible. Alors que le prix moyen d’un terrain viabilisé en France se situe entre 90 et 150 €/m² en 2026, avec des sommets à près de 290 €/m² en Île-de-France, le Gers affiche une moyenne départementale comprise entre 68,88 €/m² et 104,85 €/m² selon les bases de calcul retenues (moyenne brute des annonces contre moyenne pondérée des transactions DVF). Cet écart entre les deux méthodes illustre à lui seul la difficulté à parler d’« un » prix du terrain dans le Gers : la réalité est celle d’une mosaïque de micro-marchés.

Ce qui frappe d’abord, c’est l’ampleur de la fourchette départementale : les transactions recensées vont de 29,96 €/m² dans les secteurs les plus ruraux jusqu’à 326,72 €/m² pour des parcelles rares, viabilisées et bien situées. Un tel écart n’a rien d’anecdotique pour un porteur de projet : sur un terrain de 800 m², la différence de budget peut dépasser 200 000 euros selon le secteur choisi.

construire maison gers jegun
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Le comparatif des prix du terrain à bâtir par secteur dans le Gers

Auch et son agglomération : la préfecture, valeur refuge

Chef-lieu du département et bassin d’emploi principal, Auch concentre naturellement la demande la plus soutenue. Le prix moyen constaté pour un terrain constructible y ressort autour de 35 €/m², avec une fourchette allant de 15 à 54 €/m² selon la proximité du centre-ville, l’exposition et la desserte en réseaux. À titre de comparaison, le bâti ancien s’y négocie autour de 1 640 à 1 770 €/m², un différentiel qui explique pourquoi tant de familles gersoises arbitrent en faveur d’une construction neuve sur terrain propre plutôt que d’un achat dans l’ancien auscitain.

L’Isle-Jourdain et l’est gersois : sous l’influence directe de Toulouse

C’est sans conteste le secteur le plus tendu du département. Porte d’entrée du Gers pour les actifs de la métropole toulousaine, L’Isle-Jourdain affiche un prix moyen du terrain à bâtir de 155 €/m², soit près de quatre fois la moyenne relevée à Auch et le niveau le plus élevé observé dans le département en 2026. Cette pression foncière, alimentée par la saturation de la Haute-Garonne voisine et par un réseau routier qui place L’Isle-Jourdain à moins de 40 minutes de Toulouse, se diffuse progressivement vers les communes limitrophes de Pujaudran, Aubiet ou Mauvezin.

Construction maison gers sarrecave
Construction maison gers sarrecave

Condom et la Ténarèze : un marché intermédiaire

Sous-préfecture et pôle secondaire, Condom se positionne dans une zone médiane du marché gersois, avec un prix moyen de 48 à 50 €/m² selon les ventes recensées récemment. Ce secteur bénéficie d’un cadre patrimonial reconnu, d’un bassin d’équipements complet (collège, lycée, hôpital) et d’une attractivité touristique qui soutient la demande sans pour autant tirer les prix vers le haut comme dans l’est du département.

Fleurance et Lectoure : la Lomagne gersoise, entre dynamisme et modération

Dans le nord-est du département, Fleurance affiche un prix moyen proche de 50 €/m², porté par son bassin d’emploi et sa proximité relative avec l’axe Agen-Toulouse. Lectoure, cité historique perchée, présente un marché plus modéré autour de 28 €/m², la topographie du site et la rareté des terrains plats et viabilisés limitant mécaniquement l’offre disponible en zone urbaine.

maison gers leboulin
maison gers leboulin

Mirande, Vic-Fezensac et le centre-sud du Gers

Sur l’axe central du département, Mirande propose l’un des marchés les plus accessibles avec une moyenne de 22 €/m². Vic-Fezensac, connue pour sa féria et son dynamisme culturel, ne dispose pas d’un historique de transactions foncières aussi fourni, mais les annonces actuelles y affichent un budget moyen avoisinant les 67 000 € pour une parcelle constructible, cohérent avec les niveaux de prix observés dans les communes voisines de taille comparable.

Nogaro et Eauze : l’Armagnac, le secteur le plus abordable

Le bassin de l’Armagnac, dans l’ouest du département, reste la zone où le foncier constructible est le plus accessible du Gers. Nogaro affiche un prix moyen compris entre 20 et 25 €/m², tandis qu’Eauze, capitale historique de l’Armagnac, se négocie autour de 16 €/m². Ces niveaux, parmi les plus bas de tout le département, s’expliquent par un éloignement plus marqué des grands axes de circulation et par une démographie moins dynamique que dans l’est gersois.

Tableau de synthèse : prix moyens constatés par secteur en 2026

Secteur Prix moyen au m² Positionnement
L’Isle-Jourdain et est gersois ≈ 155 €/m² Le plus cher du département
Condom / Fleurance 48 à 50 €/m² Marché intermédiaire
Auch et agglomération ≈ 35 €/m² Préfecture, demande stable
Lectoure ≈ 28 €/m² Modéré
Nogaro 20 à 25 €/m² Accessible
Mirande ≈ 22 €/m² Accessible
Eauze ≈ 16 €/m² Le plus abordable
Moyenne départementale 68,88 à 104,85 €/m² Grande hétérogénéité

Sources : bases notariales et DVF (DGFiP), observatoires du foncier, transactions 2025-2026 par secteur.

 

Pourquoi des écarts aussi marqués d’un secteur à l’autre ?

Trois facteurs structurent, année après année, la hiérarchie des prix constatée sur le terrain gersois.

La distance aux bassins d’emploi métropolitains arrive en tête. L’attractivité de Toulouse pèse directement sur l’est du département, où L’Isle-Jourdain capte une part croissante d’actifs en quête d’un cadre de vie rural sans renoncer à un temps de trajet raisonnable. À l’inverse, l’Armagnac, plus éloigné des grands pôles urbains, conserve une pression foncière nettement plus faible.

La disponibilité de terrains déjà viabilisés constitue le deuxième facteur. Un terrain raccordé à l’eau, à l’électricité, au tout-à-l’égout ou à un assainissement collectif, et desservi par une voirie carrossable, se négocie systématiquement plus cher qu’une parcelle brute nécessitant des travaux de viabilisation, parfois estimés entre 10 000 et 25 000 euros selon la configuration.

Le zonage du plan local d’urbanisme (PLU) achève de dessiner la carte des prix. Une parcelle classée en zone U (urbanisée) constructible immédiatement n’a rien à voir, en valeur, avec une parcelle en zone AU (à urbaniser) dont l’ouverture à la construction dépend d’une révision de document d’urbanisme, parfois longue de plusieurs années.

constructeur maison neuve Gimont Saramon Auch Gers
constructeur maison neuve Gimont Saramon Auch Gers

 

L’effet de la loi ZAN sur la disponibilité du foncier gersois

Impossible d’évoquer le prix des terrains en 2026 sans mentionner l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN), issu de la loi Climat et Résilience de 2021. Ce dispositif impose aux collectivités de diviser par deux, entre 2021 et 2031, la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, avant d’atteindre le zéro artificialisation nette à l’horizon 2050. Selon l’ADEME, l’atteinte de cet objectif suppose, à terme, une réduction du rythme d’artificialisation actuel par un facteur proche de dix.

Concrètement, pour un porteur de projet dans le Gers, cette trajectoire réglementaire se traduit par une contraction progressive du nombre de nouvelles parcelles ouvertes à l’urbanisation. Les statistiques disponibles font état d’une baisse marquée de la dynamique de construction neuve dans le département sur les dernières années, un phénomène qui renforce mécaniquement la valeur des terrains déjà classés constructibles. Nous observons, sur le terrain, que les communes ayant anticipé cette contrainte en identifiant tôt leurs zones d’extension urbaine offrent aujourd’hui les meilleures opportunités aux acquéreurs, avant que la raréfaction ne pousse les prix plus haut.

Charpente en construction JBM Constructions dans le Gers

Les frais annexes à intégrer dans le budget d’un terrain gersois

Le prix affiché au m² ne constitue qu’une partie du budget réel. Les frais de notaire représentent, pour l’achat d’un terrain à bâtir en 2026, une fourchette de 7 à 8 % du prix de vente dans le cas standard d’une acquisition auprès d’un particulier, contre des frais réduits lorsque le terrain est acquis directement auprès d’un lotisseur assujetti à la TVA immobilière. À ces frais s’ajoutent, le cas échéant, les coûts de bornage, d’étude de sol (obligatoire en zone à risque argileux, très présente dans le Gers), et de raccordement aux réseaux lorsque la parcelle n’est pas déjà viabilisée.

Pour un budget global maîtrisé, nous recommandons systématiquement à nos clients de faire réaliser une étude de sol G1 avant toute signature de compromis, particulièrement dans les secteurs argileux du département où le phénomène de retrait-gonflement peut représenter un surcoût de fondations significatif s’il n’est pas anticipé dès la phase d’achat du terrain.

constructeur maison Gers avis

 

Terrain seul ou terrain + maison : quelle stratégie adopter en 2026 ?

Face à la raréfaction du foncier et à la hausse progressive des prix dans les secteurs les plus recherchés, de plus en plus de porteurs de projet gersois optent pour une formule terrain + construction, portée directement par un constructeur. Cette approche présente un avantage réglementaire concret : la garantie de livraison à prix et délais convenus, encadrée par le contrat de construction de maison individuelle (CCMI), sécurise l’ensemble de l’opération, du choix du terrain jusqu’à la remise des clés.

Chez JBM Constructions, nous accompagnons nos clients dès la phase de recherche foncière, avant même le premier coup de crayon sur les plans. Cette méthode permet d’évaluer, secteur par secteur, la cohérence entre le budget terrain et le projet de construction envisagé, plutôt que de découvrir a posteriori qu’un terrain repéré dans l’est gersois absorbe une part disproportionnée du budget global.

Notre avis d’expert JBM Constructions

Après plus de vingt ans d’activité dans la construction de maisons individuelles sur l’ensemble du département, nous constatons que le marché gersois du terrain à bâtir se polarise davantage chaque année. D’un côté, une frange orientale du département, sous influence toulousaine, où les prix se rapprochent progressivement de ceux observés en périphérie de la Haute-Garonne. De l’autre, un cœur de département et un secteur ouest où l’accessibilité du foncier demeure l’un des meilleurs atouts du Gers pour les familles en quête d’un premier achat immobilier ou d’une construction sur mesure.

Notre conseil aux porteurs de projet reste constant : ne jamais raisonner uniquement au prix du m², mais toujours rapporter ce prix à la constructibilité réelle de la parcelle, à son degré de viabilisation, et à la nature du sol. Un terrain moins cher à l’achat peut se révéler, une fois les études de sol et les raccordements intégrés, plus onéreux qu’une parcelle initialement plus chère mais totalement prête à construire.

 

FAQ : Prix du terrain à bâtir dans le Gers

Quel est le prix moyen d’un terrain à bâtir dans le Gers en 2026 ?

Le prix moyen d’un terrain constructible dans le Gers se situe entre 68,88 €/m² et 104,85 €/m² selon la méthode de calcul retenue, avec une fourchette allant de 29,96 €/m² dans les secteurs les plus ruraux jusqu’à plus de 320 €/m² pour les parcelles les plus recherchées.

Quel est le secteur le plus cher pour acheter un terrain dans le Gers ?

L’Isle-Jourdain et l’est du département, sous l’influence directe de la métropole toulousaine, constituent le secteur le plus onéreux, avec un prix moyen avoisinant 155 €/m² en 2026.

Où trouver les terrains les moins chers du Gers ?

Le bassin de l’Armagnac, autour d’Eauze et de Nogaro, ainsi que le secteur de Mirande, proposent les prix les plus accessibles du département, généralement compris entre 16 et 25 €/m².

Quels frais prévoir en plus du prix du terrain ?

Il faut ajouter les frais de notaire, compris entre 7 et 8 % du prix de vente pour un terrain acquis auprès d’un particulier, ainsi que les éventuels frais de bornage, d’étude de sol et de raccordement aux réseaux si la parcelle n’est pas viabilisée.

Pourquoi les prix des terrains augmentent-ils dans le Gers malgré son caractère rural ?

La loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette) réduit progressivement le nombre de nouvelles parcelles ouvertes à l’urbanisation, ce qui renforce la valeur des terrains déjà classés constructibles, en particulier dans les secteurs les plus demandés.

Vaut-il mieux acheter un terrain seul ou passer par un constructeur pour le terrain et la maison ?

Passer par un constructeur pour l’ensemble du projet permet de sécuriser le budget global grâce au contrat de construction de maison individuelle (CCMI) et d’éviter les mauvaises surprises liées à la constructibilité réelle ou à la nature du sol d’un terrain repéré seul.

Michel Castera

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